Cette fillette se plaint de sa main, puis la maman l’emmène immédiatement à l’hôpital quand elle voit ces brûlures horribles



Madison Gulliver était à Hurghada, en Égypte, lorsque son père Martin lui a permis d’avoir un tatouage au henné noir sur le bras. Très jolis, peu onéreux et temporaires, ces tatouages attirent de plus en plus de vacanciers en été. Le père de Madison n’y voyait donc aucun problème, d’autant plus que c’est l’hôtel où ils logeaient qui proposait le tatouage en question.

Malheureusement, quelques jours plus tard, la fillette se plaint de démangeaisons horribles à son bras. Mais le cauchemar ne fait que commencer…

En effet, ses démangeaisons se sont enflées, puis se sont transformées en d’horribles cloques douloureuses !

La famille est par la suite rentrée au Royaume-Uni où Madison a pu voir un spécialiste des brûlures à Salisbury. Là, c’est le choc total : les cloques présentaient un niveau élevé de fluide qui indiquait donc une brûlure chimique.

Il fallait par la suite éclater les cloques de Madison, ce qui a provoqué des cicatrices sévères tout le long de son bras, le tatouage ayant été fait de la pointe de son doigt à son coude !

« Elle souffre tellement. L’hôtel affirme que ce n’est pas le henné, mais la peau de ma fille », raconte Martin Gulliver, le père de Madison. « C’est en partie de ma faute, je ne connaissais pas le danger de ces tatouages, mais aussi la faute du salon en utilisant des produits chimiques dangereux pour les enfants. »

Selon l’Agence Nationale de Sécurité du médicament (ANSM) qui avait déjà été alertée par un groupe de dermatologues et d’allergologues sur les dangers des hennés noirs, ces tatouages seraient extrêmement nocifs. En effet, elle contiendrait une substance chimique censée augmenter la longévité des tatouages en question :

La paraphénylènediamine ou PPD.

L’ANSM explique que « cette substance est ajoutée illégalement au henné afin de donner une couleur noire aux tatouages et d’augmenter leur longévité ». Et pourtant, ce produit chimique peut entraîner des réactions allergiques, notamment de l’eczéma.

Martin et sa femme, Sylvia, ont permis à leur fils, âgé de neuf ans, Sebastian, d’avoir également un tatouage similaire à celui de sa grande sœur, mais il a rapidement été effacé lorsqu’il s’est plaint de démangeaisons constantes.

L’hôtel à Hurghada, où Madison a fait le henné, s’est depuis excusé et a déclaré qu’il ne proposait plus les tatouages.

Le Dr Chris Flower, directeur général de l’Association Cosmétique, Toiletterie et Parfumerie, avertit que tout le monde devrait se méfier des « tatouages ​​noirs » !

« Le PPD est utilisé en toute sécurité et légalement dans des colorants capillaires permanents où des instructions claires sont données et où le niveau maximum est contrôlé par la loi. Mais le henné noir contient souvent des PPD à des niveaux élevés, pour donner une couleur sombre rapidement », explique ce professionnel de la santé. « Lorsqu’il est appliqué sur la peau sous la forme d’un tatouage temporaire au henné noir, le PPD peut causer des brûlures chimiques et provoquer des réactions allergiques. »

« Vérifiez toujours la couleur lorsqu’un produit est décrit comme étant du «henné» », explique également Lisa Bickerstaffe de la « British Skin Foundation ». « Le henné a une couleur orange-rouge, donc si on vous offre un tatouage temporaire au «henné noir», ce n’est pas vraiment du vrai henné. En cas de doute, abstenez-vous en. »

Malheureusement, Madison est l’une des nombreuses personnes qui ont souffert de ces tatouages ​​au henné extrêmement populaires auprès des vacanciers en ce moment…

Pire encore, ce genre de réaction allergique provoquée par le PPD peut aussi conduire à une polysensibilisation. Cela signifie que la personne deviendra aussi allergique à d’autres produits comme le caoutchouc, des colorants vestimentaires, ou des teintures capillaires ! L’ANSM précise même que cette sensibilisation « a un caractère irréversible » et peut toucher petits et grands.

Mais pour éviter d’autres incidents similaires et pour avertir tous vos amis et vos proches, n’hésitez pas à partager cet article au maximum !

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